AGROFORESTERIE

Tous les samedis de l'été, venez découvrir l'agroforesterie au Clos Troteligotte lors de balades dans les vignes (voir page K-Où).

L’arbre au centre de tout

 

Nouvelle étape pour le Clos Troteligotte, domaine viticole installé à Villesèque au sein de l’appellation Cahors : l’implantation de 4000 arbres au cœur du vignoble, suivant le principe de l’agroforesterie. Un défi de taille en seulement trois ans !

Vous n’allez pas reconnaître le domaine… En agriculture biologique et biodynamique depuis près de dix ans, le Clos Troteligotte franchit un nouveau cap avec le développement de l’agroforesterie au sein même des parcelles de vignes. Depuis 2021, Emmanuel Rybinski et son équipe plantent et mêlent les arbres à la culture de la vigne, partout où c’est possible.

Alisiers, cormiers, érables, aubépines, charmes, noisetiers, pistachiers, poiriers, figuiers, pommiers… Près de 4000 arbres, arbustes et plantes aromatiques ont été plantés à travers les 16 ha que compte le Clos Troteligotte. L’ampleur et l’étendue du travail accompli est inédit : en forme de haies, le long des vignes, autour et entre chaque parcelle, mais aussi sur tout un hectare en pergola. Cette technique a pour but que l’arbre et la vigne grandissent de concert. Au début, la vigne poussera en échalas (sur piquets). Puis elle s’enroulera autour de l’arbre et des ses branches, quand ce dernier aura bien poussé. Les arbres seront en partie taillés en trogne, et le travail du sol se fera à cheval.

Facteur de biodiversité, régulateur de température (ombrage), puits de carbone, effet brise-vent, pompe à nutriments et à eau grâce aux racines et aux mycorhizes, l'arbre revêt bien des avantages.

Organisme vivant

Pratiquée depuis des siècles en France, cette technique a été lentement délaissée. Pourtant, l’agroforesterie revêt bien des avantages pour la culture de la vigne en particulier, et l’agriculture en général : facteur de biodiversité, régulateur de température (ombrage), puits de carbone, effet brise-vent, structurateur de sols, moyen de lutte contre l’érosion… Ce procédé cultural permet aujourd’hui à la vigne de faire face aux aléas climatiques, à la raréfaction de la ressource en eau et à l’appauvrissement des sols.

“En biodynamie, la ferme est vue comme un organisme vivant composé d’organes essentiels à la survie de l’ensemble, ajoute Emmanuel Rybinski, vigneron du domaine. L’arbre est aujourd’hui pour nous un organe indispensable à l’exploitation, pour la bonne santé de nos vignes et la qualité de nos vins.”

Refuge à prédateurs

Autre atout de l’arbre : servir de refuge pour les prédateurs des ravageurs de la vigne. Prenons l’exemple de la chauve-souris qui est un prédateur du papillon à l’origine du ver de grappe, un insecte dévastateur pour la vigne. La chauve-souris a besoin d’ « écotones » (point d’étape ou zone de transition entre deux écosystèmes, entre deux bois par exemple) pour s’installer. Et les arbres peuvent jouer ce rôle d’écotone dans une parcelle de vignes. La chauve-souris pourra ainsi se nicher dans les haies ou les arbres qu’elle trouve sur la parcelle, et ensuite venir manger les papillons, ou bien les cicadelles, autre insecte ravageur.

Outre la plantation d’arbres, le Clos Troteligotte prend soin de tous les abords des parcelles de vignes. Un large plan d’eau a été creusé pour la flore et la faune sauvage. Le domaine possède aussi des bois, des prairies, des zones fleuries, des puits et des grangettes à rénover. « Sur l’hectare en pergola, précise Emmanuel Rybinski, nous avons aussi planté un nouveau cépage résistant aux maladies : le Floreal. » Encore un nouveau défi pour le vigneron qui propose de découvrir tous ces projets lors de balades dans les vignes tout l’été. Inscriptions au 06 74 81 91 26 ou contact@clostroteligotte.fr.

Toutes les activités du domaine sont à retrouver sur les pages K-Où et Tarifs.

Nous sommes accompagnés sur ce projet par Alain Canet et l’association Arbres Haies Paysage 46. Nous les en remercions chaleureusement.

Cépages autochtones :

Depuis deux ans, nous replantons également de vieux cépages du Quercy, présents dans le paysage viticole de Cahors depuis des décennies, mais qui n’ont pas eu droit de cité dans le cahier des charges de l’appellation, établi en 1971. Ils ont même été écartés alors qu’ils étaient bien dans le cahier des charges du label VDQS (Vins Délimités de Qualité Supérieure) qu’avaient obtenus les vins de Cahors en 1951. Il s’agit chez nous du Jurançon noir (écarté en 1992), du Gamay et du Gibert. Trois cépages rouges, obtenus à partir d’une sélection massale de 1911 pour le Jurançon noir (chez Lilian Bérillon) et le Gibert, et de clones bourguignons pour le Gamay.

Cépage résistant :
2023 est aussi l’année d’une grande révolution au Clos : sur l’hectare de pergola en agroforesterie, nous plantons un cépage résistant, le Floréal ! Qu’es aquò  ? Le floréal est une variété de raisin de cuve blanc obtenue par l’INRA. Cette variété est issue d’un croisement naturel (reproduction sexuée, pas d’OGM) entre le Villaris et un descendant de Muscadinia rotundifolia, une vigne d’origine américaine résistante au phylloxera et aux maladies telles que le mildiou ou l’oïdium. Le floréal ne nécessite donc que très peu de traitements (cuivre et soufre), ce qui limite fortement l’impact sur l’environnement. RDV dans quelques années pour déguster le vin qui en sera issu…

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